self introduction handshake

Raccourci pour les débutants

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Apprendre à se présenter est un grand classique que je valorise particulièrement. C’est en fait l’une des premières choses que je fais quand je commence à apprendre une nouvelle langue, et l’un des premiers défis que je donne à mes élèves.

Presque chaque interaction avec une nouvelle personne commence de la même façon : on échange les noms, les origines, le domaine d’études ou de travail, comment on occupe son temps libre, pourquoi on apprend cette langue, pourquoi on aime leur culture / pays…

Nous allons évidemment utiliser cette présentation à maintes reprises, avec seulement quelques ajustements. Il semble donc une bonne idée de la préparer au mieux, et je dirais même : de la maîtriser à fond. Pendant un certain temps, cela sera notre moment de gloire dans toutes les conversations, il faut donc tout donner. En outre, c’est très efficace pour entraîner la prononciation et l’intonation d’avoir un texte qu’on peut répéter facilement, sans se débattre avec la syntaxe, le vocabulaire ou la conjugaison.

Avec une bonne préparation, cela va nous donner la chance de nous sentir en confiance au cours de la première minute de conversation, nous rendant plus à l’aise et donnant également une bonne première impression à l’autre personne.

Programme en 5 étapes :

1- On écrit une présentation intéressante dans notre langue maternelle. On peut trouver les idées de contenu dans les questions ci-dessus ; autant rendre ça intéressant et un peu spécial. On est censés être en dessous du « niveau conversationnel », donc pour une fois la traduction d’une langue à l’autre est une bonne stratégie. Sinon, on devrait limiter le vocabulaire et les structures utilisables, ce qui serait contre-productif ici.

2- On traduit de notre mieux (avec l’aide d’un dictionnaire, d’un traducteur automatique et de locuteurs natifs patients) et on la fait corriger par ces locuteurs natifs (il ne faut pas sauter cette étape : il existe des ressources comme lang-8.com disponibles gratuitement si aucun ami ne peut nous aider).

3- On demande à un natif de le lire et de l’enregistrer (encore une fois, ça peut être fait en ligne gratuitement sur des sites comme rhinospike.com). De préférence, on demande à la personne de l’enregistrer « aussi naturellement que possible », sans exagérer l’articulation ni que cela paraisse la lecture d’une oraison funèbre.

4- On pratique. Comme du théâtre. Ceci est notre chef d’oeuvre, il faut que cela coule avec naturel et avec autant de précision que possible dans la prononciation et l’intonation. Je recommande de le diviser en morceaux thématiques plutôt que d’apprendre l’ensemble comme un seul bloc. On peut changer l’ordre des morceaux, et les pratiquer tous les jours. S’enregistrer peut être une bonne idée aussi.

5- On s’en sert sur le terrain ! Encore et encore.

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